jeudi 11 février 2010
Comme si cela ne suffisait pas avec l’immonde débat sur l’identité nationale, tous les matins et tous les soirs nous devons nous farcir le patois dans le métro.
Ce sont là les deux faces d’une même pièce : en effet, pendant que la droite qui tient le gouvernement martèle en long, en large et en travers que nous ne sommes « mêmes pas Français » (et que donc, nous n’avons qu’à nous laisser exploiter et à la fermer), la gauche (PS, PC, Verts) qui tient Tisséo nous fait bien sentir « qu’on est même pas d’ici » (et que donc, nous n’avons qu’à la fermer et à nous laisser exploiter).
Pendant que la droite nous fait les critiques les plus stupides (sur « la casquette à l’envers » par exemple) ou nous insulte sans complexe (« le bruit et l’odeur » refait surface), la gauche affiche ouvertement son mépris à notre encontre en nous assénant à chaque station une langue que 99 % (et encore, on est gentils) des usagers du métro ne comprennent pas.
Dans la population toulousaine beaucoup de voix se sont élevées pour dire qu’imposer le patois dans le métro c’est tout bonnement ridicule et rétrograde. Nous, nous ajoutons que cela rejette un peu plus une partie de la population, que cela la marginalise, la fragilise et la discrimine et que cela fait le jeu de tous les racistes et xénophobes.
Ni les uns ni les autres n’avons été écoutés. La voix des humbles n’intéresse ni la droite ni la gauche, sauf... quand il y a des élections ; alors là, vous les verrez re- venir, leurs petits papiers à la main, vous faire le boniment !
Alors, pour les élections, ne vous laissez pas tromper, rappelez vous que, puisqu’
Les habitants des quartiers de Toulouse, membres de la CNT-AIT