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Basta ya de explotacion !

dimanche 4 avril 2010

Vendredi 19 mars, des membres de la CNT-AIT de Caen se sont rassemblés devant l’agence caennaise de StartPeople pour dénoncer l’exploitation des intérimaires et plus particulièrement en solidarité avec la militante de la CNT-AIT de Saragosse licenciée par StartPeople parce qu’elle défend les intérêts des intérimaires. Une personne de l’agence StartPeople nous a interpellé et demandé des explications. Cette personne disait ne pas comprendre notre présence et démarche car elle n’était pas concernée par ce problème.

A sa question : « Pourquoi pourrir notre agence ? », la réponse suivante lui a été faite : « StartPeople est une multinationale et notre action sur l’intérim n’a pas de frontière non plus. De plus, en attaquant une militante de l’AIT, c’est toute l’AIT qui agira. Nous sommes au début de la mobilisation et allons étudier ses suites : que StartPeople compte sur notre détermination ». Le tract ci-dessous a été diffusé à cette occasion. A suivre...

On nous parle de crise mais les banquiers, les PDG et bien d’autres continuent de percevoir des revenus faramineux. Parallèlement, la dégradation des conditions de vie des salariés, des chômeurs, etc., s’accentue. Les précaires sont particulièrement affectés par la montée du chômage ; les agences d’intérim profitent d’une main-d’œuvre corvéable, contrainte d’accepter les conditions fixées par les employeurs, au risque de ne plus se voir proposer de nouvelles missions et de se voir réprimer par POLicE EMPLOI.

Certains travailleurs refusent cette logique et c’est pour avoir dénoncé des conditions indignes qu’une militante de la CNT-AIT de Saragosse (Espagne), salariée de STARTPEOPLE, a été licenciée de manière illégale. En effet, courant novembre 2009, les travailleurs de la dite entreprise d’intérim ont reçu un courrier remettant en cause les contrats de travail antérieurs et dégradant leurs conditions de travail, sous la menace d’être licencié ou non renouvelé. Chez STARTPEOPLE, lutter contre la dégradation des conditions de travail vaut motif de licenciement.

A Caen, en Espagne ou ailleurs, les mêmes attaques, par les mêmes capitalistes. Face à cette situation, deux postures s’offrent aux opprimés et exploités : se soumettre ou lutter pour notre dignité. Le capitalisme n’a pas de frontière : notre combat non plus et c’est pour cette raison que nous, anarchosyndicalistes organisés au sein de l’Association Internationale des Travailleurs, mettons en avant la solidarité internationale.

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